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Deuxième rencontre des Jardin Botanique et arboretum d’Afrique Centrale (CABGAN)

La deuxième rencontre des Jardin Botanique et arboretum d’Afrique Centrale (Cabgan) a eu lieu  à Kisantu du 14 au16 octobre 2008.

30 représentants des Jardins Botaniques, Herbaria, Arboreta et Parcs Urbains, du Cameroun, Congo Brazzaville, République Démocratique du Congo, Gabon, Sao Tome et Principe, et les représentants de l’Afrique du Sud du Madagascar et du Jardin Botanique National de Belgique se sont réunis pour discuter les: « Défis et opportunité des jardins botaniques en Afrique centrale, Acteurs de la conservation des forêts du Bassin du Congo ».

La première rencontre des institutions d’Afrique centrale en charge de la conservation ex situ, avait eu lieu à Limbe, Cameroun, en 2003 et avait abouti à la création du réseau CABGAN.

CABGAN représente le premier essaie de relayer les institutions en charge de la conservation ex situ en Afrique centrale sur le modèle d’autres réseaux mondiaux adhérant au Botanical Gardens Conservation International (BGCI) .

Lors de la rencontre les représentants du CABGAN ont souligné que la majorité des jardins botaniques sont des aires protégées, ils doivent ainsi être protégés dans leur intégralité.
Parmi les missions des jardins il y a la promotion de l’éducation environnementale, instrument essentiel de changement des mentalités pour la sauvegarde de la biodiversité du Bassin du Congo. La conservation ex situ est un complément essentiel de toute stratégie de conservation des espèces et des écosystèmes.

En outre les jardins botaniques d’Afrique centrale peuvent devenir les de vitrines des activités de conservation in situ qui se déroulent dans les parcs et les réserves de la région. Pour cela ils doivent être des partenaires privilégiés des organismes ayant la conservation in situ comme mission.

Les travaux se sont achevés avec une déclaration finale qui rappelle que :

- Le réseau a pour but principal de promouvoir la coopération entre membres pour la conservation de la biodiversité et du patrimoine culturel du Bassin du Congo ;
   
- le réseau s’inscrit dans l’exécution des conventions internationales (CITES, CBD,  …) ratifiées par les Gouvernements des pays de la région du Bassin du Congo ;
   
- les Jardins Botaniques doivent véhiculer l’information sur les thèmes principaux pour la sauvegarde de l’environnement (déforestation, bois de chauffe, réchauffement de la planète, PFNL, espèces menacées,…)

La présence des représentants des jardins du Madagascar et d’Afrique du Sud a représenté un’ ouverture sur les expériences en cours en d’autre région du continent.
La rencontre a été un moment d’échange, sur les opportunités et les faiblesses du réseau
Un plan d’action a été élaboré pour le futur du réseau qui prévoit:

- l’organisation des formations ad hoc pour les jardins dans les domaines de l’éducation environnementale, du management, de la gestion des pépinières pour les jardins et de l’aménagement du paysage ;
   
- la traduction des textes intéressants dans les langues des jardins ;
   
- la production de dépliants et des pages dans un site web pour la publicité du réseau ;
   
- la conception d’un logo du réseau ;
   
- la réactualisation des fiches BCGI ;
   
- la production de matériel d’information sur les activités in situ (posters, flyer, affiches dépliants….)

Le Jardin botanique de Kisantu assure le secrétariat du réseau et compte tenu des défis pour la réalisation de ce programme, les représentants ont accepté l’offre du Jardin botanique National de Belgique (JBNB) d’épauler le secrétariat exécutif du réseau dans la recherche de financement et la réalisation des activités.
Les représentants du CABGAN ont décidé que la prochaine réunion aura lieu à Libreville, au Gabon.

La réalisation de cette rencontre par le JBNB et par le Jardin botanique de Kisantu a été possible grâce à l’appui du RAPAC qui a octroyé un financement de 25.600 euros pour l’organisation pratique, et un complément de 6.400 euro pour les premières actions. L’IUCN a octroyé un financement de 5.000 euros.